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  <title>Forthomme &amp; Associés : le blog</title>
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  <tagline type="text/plain" mode="escaped">Forthomme et Associés : le blog</tagline>
  
  <modified>2009-09-02T16:07:41+02:00</modified>
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  <title>Intelligence Collective : la voie suédoise</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://blog-de-pierre.net/?2009/09/02/43-intelligence-collective-la-voie-suedoise" />
  <issued>2009-09-02T16:07:41+02:00</issued>
  <modified>2009-09-02T16:07:41+02:00</modified>
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  <author><name>Pierre Forthomme</name></author>
  <dc:subject>Intelligence collective</dc:subject>
  <summary>Vingt  années consacrées à accompagner la réflexion stratégique de groupes  internationaux, m’ont convaincu du rôle déterminant que joue l’intelligence collective  dans la capacité des acteurs à inventer leur futur.  J’irai même jusqu’à dire qu’aujourd’hui, sans intelligence collective  -  c'est-à-dire sans aptitude  pour une communauté humaine à faire émerger des solutions créatives se situant au-delà des divergences de vues immédiates  et intérêts particuliers  des acteurs qui la composent  -  il n’est plus possible de penser et mettre en œuvre des décisions qui auront une prise sérieuse et durable sur le réel.
Pourtant l’idée qu’un groupe puisse produire de l’intelligence reste dans notre pays, il faut bien le reconnaitre, très éloignée de nos façons de penser et d’agir alors même que pour nombre de nos voisins européens  la pratique de l’intelligence collective est devenue le moyen le plus naturel de conduire un processus de décision. Mon pays d’adoption, la Suède, à intégré de longue date cette praxis à partir de laquelle sont élaborées tant les politiques publiques qui décident de l’avenir du pays que les décisions managériales quotidiennes dans les entreprises.</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;Vingt  années consacrées à accompagner la réflexion stratégique de groupes  internationaux, m&amp;#8217;ont convaincu du rôle déterminant que joue l&amp;#8217;intelligence collective  dans la capacité des acteurs à inventer leur futur.  J&amp;#8217;irai même jusqu&amp;#8217;à dire qu&amp;#8217;aujourd&amp;#8217;hui, sans intelligence collective  -  c'est-à-dire sans aptitude  pour une communauté humaine à faire émerger des solutions créatives se situant au-delà des divergences de vues immédiates  et intérêts particuliers  des acteurs qui la composent  -  il n&amp;#8217;est plus possible de penser et mettre en &amp;#339;uvre des décisions qui auront une prise sérieuse et durable sur le réel.
Pourtant l&amp;#8217;idée qu&amp;#8217;un groupe puisse produire de l&amp;#8217;intelligence reste dans notre pays, il faut bien le reconnaitre, très éloignée de nos façons de penser et d&amp;#8217;agir alors même que pour nombre de nos voisins européens  la pratique de l&amp;#8217;intelligence collective est devenue le moyen le plus naturel de conduire un processus de décision. Mon pays d&amp;#8217;adoption, la Suède, à intégré de longue date cette praxis à partir de laquelle sont élaborées tant les politiques publiques qui décident de l&amp;#8217;avenir du pays que les décisions managériales quotidiennes dans les entreprises.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nombre de commentateurs voient dans ces différences d&amp;#8217;approche la marque du «&amp;nbsp;caractère national&amp;nbsp;», nos racines latines nous prédisposant à une impulsivité individuelle peu compatible avec les exigences d&amp;#8217;une discipline collective à laquelle les habitants du Nord de l&amp;#8217;Europe seraient plus naturellement capables de se soumettre. Ces explications me semblent non seulement un peu courtes, mais surtout, en ayant recours au «&amp;nbsp;fait culturel&amp;nbsp;» elles renforcent le postulat qu&amp;#8217;il n&amp;#8217;est pas possible de changer l&amp;#8217;état des choses et représentent au final d&amp;#8217;excellents prétextes pour  éviter de se remettre en question.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L&amp;#8217;intelligence collective que l&amp;#8217;on peut observer dans les pratiques de management et de gouvernement en Suède, et qui marquera très certainement la façon dont ce pays va conduire la politique européenne pour les prochains mois,  trouve sa source non pas dans l&amp;#8217;esprit du peuple mais plus concrètement dans les valeurs qui fondent le  système éducatif du pays.&lt;br /&gt;
En premier lieu, celui-ci, bien que reconnu comme tout à fait performant dans les classements internationaux, n&amp;#8217;est pas fondé sur une logique méritocratique au sens ou sa finalité n&amp;#8217;est pas d&amp;#8217;abord de sélectionner et de récompenser les plus doués en leur permettant d&amp;#8217;atteindre une position sociale qui découlerait de leurs mérites individuels, mais avant tout de donner à chacun les moyens de  participer au «&amp;nbsp;jeu collectif&amp;nbsp;» qui ultimement est le seul qui va faire gagner chacun&amp;nbsp;: en Suède, si sélection il y a, elle se situe d&amp;#8217;abord sur la capacité de l&amp;#8217;écolier à développer un sens aigu  de la réussite collective et de la recherche de compréhension du point de vue l&amp;#8217;autre.
Ce qui frappe en la matière, c&amp;#8217; est le temps  consacré, à tous les âges de la vie solaire, à l&amp;#8217;apprentissage des savoirs-être collectifs au cours duquel la contribution de l&amp;#8217;enseignant n&amp;#8217;est pas de dispenser un savoir dont il aurait le monopole mais de faire émerger des représentation communes en s&amp;#8217;appuyant sur les contributions et perspectives de chacun.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En France,  nous regardons l&amp;#8217;apprentissage de ces «&amp;nbsp;soft skills&amp;nbsp;» avec condescendance  -  et je parle là du regard collectif de la société française et non pas de la posture des enseignants qui n&amp;#8217;est, au final que le reflet de nos choix de société &amp;#8211; arguant du fait  qu&amp;#8217;il faut d&amp;#8217;abord enseigner les «&amp;nbsp;vrais&amp;nbsp;» savoirs, et ne pas perdre un temps précieux dans l&amp;#8217;exploration de ces disciplines bien peu académiques.
C&amp;#8217;est bien dommage car c&amp;#8217;est précisément pendant les années de formation que les comportements et aptitudes se mettent en place.  Sans surprise, le jeune suédois, arrivé à l&amp;#8217;âge adulte, qu&amp;#8217;il soit devenu responsable politique, syndicaliste ou manager reproduira dans son rapport aux autres, le modèle d&amp;#8217;élaboration collective qui lui aura été transmis. Son alter-ego français quand à lui, reproduira le modèle d&amp;#8217;autorité que confère le savoir individuel  et la réussite scolaire dans notre société.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mes enfants ont expérimenté les deux modèles. Lorsqu&amp;#8217;ils sortiront du système éducatif suédois, ils possèderont certainement moins de connaissances théoriques générales que leurs camarades  français. Ils auront aussi sans doute moins de certitudes et seront vraisemblablement plus aptes à accepter les limites de leur vision du monde ayant  compris que leur seul regard ne peut prétendre rendre compte de l&amp;#8217;entièreté du réel. En un mot ils auront appris qu&amp;#8217;ils ont besoin de l&amp;#8217;Autre pour penser intelligemment le monde et participer à sa (re)construction.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mener à bien la mutation extérieure à laquelle nous sommes aujourd&amp;#8217;hui invité avec la remise en question  de nos modèles financiers et économiques, nécessitera dans notre pays comme ailleurs de mener une mutation intérieure, plus discrète, plus intime mais sans doute aussi plus essentielle afin de  retrouver le chemin de l&amp;#8217;intelligence collective.&lt;/p&gt;</content>
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  <title>Mes équipes travaillent sur 3 continents</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://blog-de-pierre.net/?2009/07/08/41-mes-equipes-travaillent-sur-3-continents" />
  <issued>2009-07-08T17:30:54+02:00</issued>
  <modified>2009-07-08T17:30:54+02:00</modified>
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  <author><name>Pierre Forthomme</name></author>
  <dc:subject>Intelligence collective</dc:subject>
  <summary>Pour ceux que le fonctionnement des équipes interculturelles intéresse, nuos venons de publier Sonia et moi dans l’Expansion Management Review du mois de Juin, un article sur le thème de la coopération entre équipes dispersées sur la planète.  Nous y avons fait le choix d’une approche...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;Pour ceux que le fonctionnement des équipes interculturelles intéresse, nuos venons de publier Sonia et moi dans l&amp;#8217;Expansion Management Review du mois de Juin, un article sur le thème de la coopération entre équipes dispersées sur la planète.  Nous y avons fait le choix d&amp;#8217;une approche privilégiant une observation «en laboratoire&amp;nbsp;» plutôt que de nous appuyer à priori sur des grilles interculturelles explicatives.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A lire sur&amp;nbsp;:
http://www.forthomme.net/uploads/EMR%20Juin%202009.pdf&lt;/p&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>A propos de la Présidence Suédoise de l'Union Européenne</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://blog-de-pierre.net/?2009/07/06/42-a-propos-de-la-presidence-suedoise-d-el-union-europeenne" />
  <issued>2009-07-06T17:56:25+02:00</issued>
  <modified>2009-07-06T17:56:25+02:00</modified>
  <id>http://blog-de-pierre.net/?2009/07/06/42-a-propos-de-la-presidence-suedoise-d-el-union-europeenne</id>
  <author><name>Pierre Forthomme</name></author>
  <dc:subject>Au delà des frontières</dc:subject>
  <summary>La Suède venant de prendre le leadership de l’UE pour 6 mois, l’émission « Carrefour de l’ Europe » du Dimanche 5 Juillet 2009, sur Radio France Internationale, a  été consacrée à la présidence suédoise.


La seconde partie de l’émission a consisté en un débat...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;La Suède venant de prendre le leadership de l&amp;#8217;UE pour 6 mois, l&amp;#8217;émission «&amp;nbsp;Carrefour de l&amp;#8217; Europe&amp;nbsp;» du Dimanche 5 Juillet 2009, sur Radio France Internationale, a  été consacrée à la présidence suédoise.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La seconde partie de l&amp;#8217;émission a consisté en un débat auquel je participe en compagnie de l&amp;#8217;Ambassadeur de Suède en France , Gunnar Lund, et d&amp;#8217;Anna Stalinger, qui dirige l&amp;#8217;Institut Suédois d&amp;#8217;Etudes Européennes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette émission est disponible en podcast sur le site&amp;nbsp;:
http://www.rfi.fr/radiofr/editions/075/edition_70_20090705.asp#2&lt;/p&gt;</content>
</entry>
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  <title>La reprise peut elle être au coin de la rue ?</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://blog-de-pierre.net/?2009/04/06/40-la-reprise-peut-elle-etre-au-coin-de-la-rue" />
  <issued>2009-04-06T12:33:53+02:00</issued>
  <modified>2009-04-06T12:33:53+02:00</modified>
  <id>http://blog-de-pierre.net/?2009/04/06/40-la-reprise-peut-elle-etre-au-coin-de-la-rue</id>
  <author><name>Pierre Forthomme</name></author>
  <dc:subject>Inspirations</dc:subject>
  <summary>Au cours de l’année 1930, Herbert Hoover, Président des Etats-Unis, déclarait partout avec optimisme que « la reprise était au coin de la rue ». Chacun sait aujourd’hui qu’il n’en fut rien. Chacun sait aussi que la dynamique de sortie de crise ne fut amorcée que plusieurs  années plus tard, lorsque l’administration de F-D Roosevelt eut le courage d’abandonner l’orthodoxie économique en vigueur en lançant un programme d’orientation « keynésienne », à savoir un programme fondé sur une représentation des mécanismes économiques résolument iconoclaste pour l’époque.


A l’heure où la comparaison entre la grande dépression de l’entre deux guerres et la crise actuelle est  évidement très tentante, lorsque j’entends Jean-Claude Trichet nous faire état de signaux positifs qui lui font penser que l’économie repartira en 2010, grâce notamment aux mesures que les autorités de régulation ont mis en place,  je suis amené à me demander, non en tant qu’expert des questions de régulation macro-économiques mais plus simplement en tant qu' "homme dans le monde", si nous ne sommes pas entrain, paradoxalement,  de reproduire exactement les mêmes erreurs que celles qui ont conduit à l’aggravation de la crise dans les années 30.</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;Au cours de l&amp;#8217;année 1930, Herbert Hoover, Président des Etats-Unis, déclarait partout avec optimisme que «&amp;nbsp;la reprise était au coin de la rue&amp;nbsp;». Chacun sait aujourd&amp;#8217;hui qu&amp;#8217;il n&amp;#8217;en fut rien. Chacun sait aussi que la dynamique de sortie de crise ne fut amorcée que plusieurs  années plus tard, lorsque l&amp;#8217;administration de F-D Roosevelt eut le courage d&amp;#8217;abandonner l&amp;#8217;orthodoxie économique en vigueur en lançant un programme d&amp;#8217;orientation «&amp;nbsp;keynésienne&amp;nbsp;», à savoir un programme fondé sur une représentation des mécanismes économiques résolument iconoclaste pour l&amp;#8217;époque.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A l&amp;#8217;heure où la comparaison entre la grande dépression de l&amp;#8217;entre deux guerres et la crise actuelle est  évidement très tentante, lorsque j&amp;#8217;entends Jean-Claude Trichet nous faire état de signaux positifs qui lui font penser que l&amp;#8217;économie repartira en 2010, grâce notamment aux mesures que les autorités de régulation ont mis en place,  je suis amené à me demander, non en tant qu&amp;#8217;expert des questions de régulation macro-économiques mais plus simplement en tant qu' &quot;homme dans le monde&quot;, si nous ne sommes pas entrain, paradoxalement,  de reproduire exactement les mêmes erreurs que celles qui ont conduit à l&amp;#8217;aggravation de la crise dans les années 30.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La reprise est elle au coin de la rue&amp;nbsp;?  Il me semble que nul  ne le sait aujourd&amp;#8217;hui  et que l&amp;#8217;attitude qui consiste à voir des signes de sortie de crise relève avant  tout d&amp;#8217;un processus de déni c'est-à-dire d&amp;#8217;un refus de reconnaitre une réalité qui s&amp;#8217;impose.  La psychologie de nos gouvernants, toute rationnelle  qu&amp;#8217;elle soit en apparence,  relève au fond de  ce que les consultants  appellent, en s&amp;#8217;appuyant sur les travaux d&amp;#8217;Elizabeth Kübler-Ross*, le «&amp;nbsp;saut de tarzan&amp;nbsp;». Cette attitude consiste à croire, lorsque l&amp;#8217;on est confronté à des changements non négociables (la disparition d&amp;#8217;un être cher, l&amp;#8217;annonce d&amp;#8217;une maladie incurable, la perte de son travail...) que l&amp;#8217;on va pouvoir traverser ces changements sans avoir besoin de remettre en cause les croyances et valeurs sur  lesquelles l&amp;#8217;on avait pris appui jusqu&amp;#8217;alors.&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Le déni a évidement une fonction protectrice dans la mesure où il nous préserve de la confrontation à une réalité que nous ne sommes pas encore prêts à accepter, tout simplement parce que nous n&amp;#8217;avons pas les outils pour agir dessus. En ce sens, en croyant voir des signes encourageants &amp;#8211; qui laissent dubitatifs la plupart d&amp;#8217;entre nous &amp;#8211; nos gouvernants n&amp;#8217;échappent pas à ce processus universel.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La crise actuelle s&amp;#8217;apparente à un processus de deuil,  tant que nous ne  lâchons  pas le passé,  nous ne pouvons pas nous tourner vers le futur. Puisque précisément le contexte de 2010 n&amp;#8217;est pas celui de 1930, on nous le répète assez souvent,  il n&amp;#8217;y pas de raison que les recettes qui ont émergé pour résoudre les crises du passé&amp;#8211; même employées comme elles le sont depuis l&amp;#8217;automne dernier, c&amp;#8217;est à dire massivement et au-delà de toute limite que l&amp;#8217;on avait pu s&amp;#8217;imposer jusque là  &amp;#8211; permettent de résoudre les problèmes d&amp;#8217;aujourd&amp;#8217;hui .&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On prête à Albert Einstein la formule selon laquelle «&amp;nbsp;le monde que nous avons créé est le résultat de notre niveau de réflexion, mais les problèmes qu'il engendre ne sauraient être résolus à ce même niveau&amp;nbsp;».  En d&amp;#8217;autres termes, dépasser le déni c&amp;#8217;est accepter de ne pas savoir, c&amp;#8217;est accepter  pleinement l&amp;#8217;inconfort que procure l&amp;#8217;incertitude et la perte des points de repère.  Pas facile pour un Dirigeant. Mais pas impossible. Quand De Gaulle décide de renoncer à l&amp;#8217;Algérie, quand Sadate propose la paix à Israël, ils acceptent de faire le deuil d&amp;#8217;une partie de ce qui les a construit et empruntent un chemin impensable dans le contexte de l&amp;#8217;époque, qu&amp;#8217;ils savent  douloureux et semé d&amp;#8217;embuches mais préférable à la poursuite des tentatives de solution qu'ils ont  cherché à mettre en place et dont ils ont compris qu&amp;#8217;elles ne marcheront pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Elisabeth Kubler-Ross,  Accueillir la mort, Pocket, 2002&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>A propos de chaos, d’espoir et de management</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://blog-de-pierre.net/?2009/03/02/39-a-propos-de-chaos-despoir-de-management" />
  <issued>2009-03-02T12:05:57+01:00</issued>
  <modified>2009-03-02T12:05:57+01:00</modified>
  <id>http://blog-de-pierre.net/?2009/03/02/39-a-propos-de-chaos-despoir-de-management</id>
  <author><name>Irina Andryushchenko et Sonia Bekhoucha</name></author>
  <dc:subject>Inspirations</dc:subject>
  <summary>En trame de fond de son livre, "Quand tout paraît chaotique, rien n’est encore perdu", Benoît Melet nous invite à repérer les nouveaux repères pour l’action au sein des organisations. Au travers de ces nouveaux repères,  il s’agit de voir comment les conditions peuvent être créées pour  que chacun dans l’entreprise puisse utiliser son environnement de travail comme levier de développement de soi.
L’originalité de cette approche est de ne pas d’abord voir dans le collaborateur une ressource au service du renforcement de la performance de l’organisation – et qu’il conviendrait par conséquent de développer dans cet unique but -  mais un « sujet » en chemin pour lequel l’organisation est elle aussi une ressource, une matrice qui peut participer à son développement.</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;En trame de fond de son livre, &quot;Quand tout paraît chaotique, rien n&amp;#8217;est encore perdu&quot;, Benoît Melet nous invite à repérer les nouveaux repères pour l&amp;#8217;action au sein des organisations. Au travers de ces nouveaux repères,  il s&amp;#8217;agit de voir comment les conditions peuvent être créées pour  que chacun dans l&amp;#8217;entreprise puisse utiliser son environnement de travail comme levier de développement de soi.
L&amp;#8217;originalité de cette approche est de ne pas d&amp;#8217;abord voir dans le collaborateur une ressource au service du renforcement de la performance de l&amp;#8217;organisation &amp;#8211; et qu&amp;#8217;il conviendrait par conséquent de développer dans cet unique but -  mais un «&amp;nbsp;sujet&amp;nbsp;» en chemin pour lequel l&amp;#8217;organisation est elle aussi une ressource, une matrice qui peut participer à son développement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plus précisément, en acceptant de ne pas «&amp;nbsp;instrumentaliser&amp;nbsp;» complètement ses collaborateurs au profit unique de ses propres objectifs de performance,  même s&amp;#8217;il y restera toujours une part d&amp;#8217;instrumentalisation (réciproque) entre l'organisation et les hommes et les femmes qui y travaillent &amp;#8211;il n&amp;#8217;y a pas d&amp;#8217;angélisme chez Benoît Melet &amp;#8211; l&amp;#8217;organisation va pouvoir s&amp;#8217;appuyer sur des collaborateurs  dont l&amp;#8217;autonomie de pensée et la maturité renforcées vont les rendre plus aptes à mobiliser leur puissance créative. Donc, un jeu gagnant-gagnant en définitive.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour faire vivre cette dynamique positive, l&amp;#8217;auteur rappelle l&amp;#8217;importance de quelques process clé de management (comme la mise en place de feed-back réguliers par exemple, l&amp;#8217;existence d&amp;#8217;un cadre clair et qui donne du sens, des enjeux explicites et motivants,&amp;#8230;) ainsi que le rôle que les RH doivent retrouver dans le développement des talents. Les nouveaux repères proposés par Benoît Melet s&amp;#8217;inscrivent dans le cadre précis d&amp;#8217;un «&amp;nbsp;management écologique et durable&amp;nbsp;» qui autorise des espaces de respiration et facilite l&amp;#8217;émergence d&amp;#8217;alliances fécondes entre les «&amp;nbsp;sujets&amp;nbsp;» (et non pas les «&amp;nbsp;acteurs&amp;nbsp;» ) qui  composent l&amp;#8217;organisation. Là encore, il s&amp;#8217;agit d&amp;#8217;accepter de ne pas tous contrôler&amp;#8230; pour pouvoir mieux piloter
On le comprend bien, il s&amp;#8217;agit donc pour les organisations modernes de trouver le juste équilibre entre contrôle et lâcher prise, entre programmation et émergence. C&amp;#8217;est à ce prix qu&amp;#8217;elles pourront s&amp;#8217;appuyer sur des collaborateurs qui ne renonceront pas à chercher les conditions de leur épanouissement dans le quotidien de leur action managériale et opérationnelle, y puisant la source essentielle du développement de leurs talents.&lt;/p&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>A propos d'un outil de management : le 360° Feed back</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://blog-de-pierre.net/?2009/01/30/36-a-propos-d-un-outil-de-management-le-360-feed-back" />
  <issued>2009-01-30T12:19:21+01:00</issued>
  <modified>2009-01-30T12:19:21+01:00</modified>
  <id>http://blog-de-pierre.net/?2009/01/30/36-a-propos-d-un-outil-de-management-le-360-feed-back</id>
  <author><name>Irina Andryushchenko</name></author>
  <dc:subject>Intelligence collective</dc:subject>
  <summary>  Il y a quelques années, encore à Moscou, j’ai pu expérimenter plusieurs procédures de 360° Feedback, en tant que DRH d’abord, mais aussi en tant que membre d’équipe. Les souvenirs que j’en garde sont assez vagues, ni vraiment mauvais, ni vraiment bons : des questionnaires formels, des dimensions standards…


Proposé par les Dirigeants, ces exercices n’ont pas vraiment changé grand chose dans les organisations où j’ai travaillé: une fois le débriefing terminé, chacun retourne à ses occupations, et feuillette de temps en temps son « profil ». Les arguments tels que la « remise en question », « l’évaluation », etc. se sont révélés peu motivants et encore moins engageants… Pourtant, l’exercice était censé être « très mobilisateur » !</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/cinecturlink/irina.jpg&quot; alt=&quot;Irina&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;  Il y a quelques années, encore à Moscou, j&amp;#8217;ai pu expérimenter plusieurs procédures de 360° Feedback, en tant que DRH d&amp;#8217;abord, mais aussi en tant que membre d&amp;#8217;équipe. Les souvenirs que j&amp;#8217;en garde sont assez vagues, ni vraiment mauvais, ni vraiment bons&amp;nbsp;: des questionnaires formels, des dimensions standards&amp;#8230;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Proposé par les Dirigeants, ces exercices n&amp;#8217;ont pas vraiment changé grand chose dans les organisations où j&amp;#8217;ai travaillé: une fois le débriefing terminé, chacun retourne à ses occupations, et feuillette de temps en temps son «&amp;nbsp;profil&amp;nbsp;». Les arguments tels que la «&amp;nbsp;remise en question&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;l&amp;#8217;évaluation&amp;nbsp;», etc. se sont révélés peu motivants et encore moins engageants&amp;#8230; Pourtant, l&amp;#8217;exercice était censé être «&amp;nbsp;très mobilisateur&amp;nbsp;»&amp;nbsp;!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Force est de constater que des interventions de 360° feedback ne font pas l&amp;#8217;unanimité&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;outil de management performant, permettant une dynamique de développement des compétences&amp;nbsp;» du point de vue de nombreux spécialistes RH et consultants, «&amp;nbsp;bel outil de manipulation mentale pour piéger habilement avec des témoignages de l&amp;#8217;entourage&amp;nbsp;» au dires de certains médecins du travail.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et pour nous&amp;nbsp;? Quelles sont les convictions qui nous animent lorsque nous menons une démarche 360° Team Driver avec nos clients?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tout le monde sait, par expérience, qu&amp;#8217;un outil n&amp;#8217;est ni bon, ni mauvais en soi. Le 360° feedback, à notre avis, ne sert pas à grand-chose s&amp;#8217;il n&amp;#8217;est pas aligné avec les objectifs de l&amp;#8217;entreprise et/ou de l&amp;#8217;équipe à laquelle il s&amp;#8217;applique. En effet, un référentiel managérial générique peut amener des indications générales sur le niveau de maîtrise de tel ou tel comportement ou savoir-faire par un collaborateur. Ceci n&amp;#8217;est effectivement pas inutile, mais pour nous, le vrai sujet est de mettre le manager et son équipe en capacité d&amp;#8217;identifier le degré de maîtrise des compétences critiques qu&amp;#8217;eux-mêmes jugent utiles d&amp;#8217;acquérir pour atteindre les objectifs qu&amp;#8217;ils se sont fixés.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour nous, un 360° n&amp;#8217;a donc de valeur véritable que lorsqu&amp;#8217;il s&amp;#8217;appuie sur un référentiel de management co-élaboré par le Dirigeant et son équipe. L&amp;#8217;expérience nous a déjà montré, que cette première étape change profondément les attitudes des membres de l&amp;#8217;équipe vis-à-vis de cet outil. Le processus de co-création leur permet de s&amp;#8217;approprier la démarche, d&amp;#8217;être beaucoup plus ouvert au feedback et au retour d&amp;#8217;image qu&amp;#8217;ils reçoivent à cette occasion.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce n&amp;#8217;est donc qu&amp;#8217;en replaçant l&amp;#8217;individu au c&amp;#339;ur des décisions qui le concernent et en s&amp;#8217;appuyant sur un processus collectif, que le 360° feedback peut pleinement jouer son rôle de ressource au service du renforcement du professionnalisme des individus et des équipes au service de la finalité de l&amp;#8217;entreprise.&lt;/p&gt;</content>
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<entry xml:lang="fr">
  <title>Voyager avec un premier ministre</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://blog-de-pierre.net/?2009/01/20/35-voyager-avec-un-premier-ministre" />
  <issued>2009-01-20T15:36:01+01:00</issued>
  <modified>2009-01-20T15:36:01+01:00</modified>
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  <author><name>Pierre Forthomme</name></author>
  <dc:subject>Au delà des frontières</dc:subject>
  <summary>J’étais ce matin, comme chaque mardi, à l’aéroport de Stockholm Arlanda, afin de prendre mon vol pour Paris, après un long week-end passé auprès de ma famille. Juste devant moi, dans la file d’attente du contrôle de sécurité se trouvait le précédent Premier Ministre suédois, le Social-Démocrate Göran Persson, artisan pendant près d’une décennie du renouveau du Modèle  Suédois  (réduction drastique de la dette publique, retour à l’excédent budgétaire, modernisation de l’administration et des Services Publics …).


Objets métalliques, ordinateurs et téléphones portables, ceinture, chaussures … il fallut bien se dépouiller, l’espace de quelques instants pour  être autorisé à franchir le portique de sécurité et avoir le droit d’accéder aux portes d’embarquement. La procédure ne sembla en aucun cas affecter notre homme d’Etat qui se plia avec bonhomie aux injonctions de l’agent de sécurité.  Ce dernier, dont je ne saurais dire s’il avait reconnu ou non l’identité particulière  de son « client », ne parut pas le moins du monde impressionné, ni même étonné, par le fait, de bon matin (5h55 !) d’avoir à effectuer une palpation en règle sur celui qui fut, quelques années auparavant, l’homme fort du Royaume Scandinave (en Suède, le roi n’exerçant qu’une fonction strictement symbolique, le Premier Ministre est véritablement, comme le Chancelier en Allemagne, le personnage central de la vie politique).</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;J&amp;#8217;étais ce matin, comme chaque mardi, à l&amp;#8217;aéroport de Stockholm Arlanda, afin de prendre mon vol pour Paris, après un long week-end passé auprès de ma famille. Juste devant moi, dans la file d&amp;#8217;attente du contrôle de sécurité se trouvait le précédent Premier Ministre suédois, le Social-Démocrate Göran Persson, artisan pendant près d&amp;#8217;une décennie du renouveau du Modèle  Suédois  (réduction drastique de la dette publique, retour à l&amp;#8217;excédent budgétaire, modernisation de l&amp;#8217;administration et des Services Publics &amp;#8230;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Objets métalliques, ordinateurs et téléphones portables, ceinture, chaussures &amp;#8230; il fallut bien se dépouiller, l&amp;#8217;espace de quelques instants pour  être autorisé à franchir le portique de sécurité et avoir le droit d&amp;#8217;accéder aux portes d&amp;#8217;embarquement. La procédure ne sembla en aucun cas affecter notre homme d&amp;#8217;Etat qui se plia avec bonhomie aux injonctions de l&amp;#8217;agent de sécurité.  Ce dernier, dont je ne saurais dire s&amp;#8217;il avait reconnu ou non l&amp;#8217;identité particulière  de son «&amp;nbsp;client&amp;nbsp;», ne parut pas le moins du monde impressionné, ni même étonné, par le fait, de bon matin (5h55 !) d&amp;#8217;avoir à effectuer une palpation en règle sur celui qui fut, quelques années auparavant, l&amp;#8217;homme fort du Royaume Scandinave (en Suède, le roi n&amp;#8217;exerçant qu&amp;#8217;une fonction strictement symbolique, le Premier Ministre est véritablement, comme le Chancelier en Allemagne, le personnage central de la vie politique).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J&amp;#8217;ai eu l&amp;#8217;occasion de croiser dans le même genre de circonstances, quelques têtes couronnées de la République Française elles aussi retirées des affaires. Il s&amp;#8217;agit alors, le plus souvent, de bien marquer par des messages parfois subtiles mais on ne peut plus explicites, les différences  de traitement  qui doivent accompagner la reconnaissance  de leur statut  et les égards dus à leur rang&amp;nbsp;: des entrées spéciales bien sûr (imagine-t-on Valéry Giscard d&amp;#8217;Estaing  ou  Dominique de Villepin dans une file d&amp;#8217;attente, quelle qu&amp;#8217;elle soit ?) mais aussi tout un cérémonial  fait de gardes du corps encombrants, de distance  respectueuse, de foules qui se fendent, mi irritées, mi subjuguées, sur le passage des puissants.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La Suède est un des modèles les plus aboutis de société horizontale et c&amp;#8217;est pour moi une des raisons de l&amp;#8217;incroyable dynamisme de sa société civile. C&amp;#8217;est aussi la raison pour laquelle ses «&amp;nbsp;élites&amp;nbsp;» (le terme est d&amp;#8217;ailleurs impropre s&amp;#8217;agissant de la Suède  car précisément elles ne constituent pas à proprement parler une classe à part) sont si naturellement en osmose avec la société et ses différentes composantes qui n&amp;#8217;ont  pas besoin de manifester bruyamment pour se faire entendre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans une chronique récente, les manifs de la société horizontale, Jean-Michel Dumay (cf. Le Monde, page 2, 22 Décembre 2008) reprenait la distinction entre sociétés horizontales et sociétés verticales  (cf. Modèles de société et confiance en l&amp;#8217;avenir, Pierre Forthomme, La Tribune du 2 Juillet 2008) pour expliquer les difficultés de Xavier  Darcos avec les lycéens.
Au-delà du chantier engagé par le ministre de l&amp;#8217;éducation, c&amp;#8217;est bien le défi auquel sont confrontés nos dirigeants pour faire avancer les réformes&amp;nbsp;: même si la bonne volonté est là (je n&amp;#8217;ai pas de doute que le gouvernement a compris qu&amp;#8217;on ne peut pas réformer la société malgré elle),  il est difficile de se débarrasser de réflexes issus d&amp;#8217;une tradition de l&amp;#8217;action politique qui, pour reprendre la distinction introduite par Blandine Kriegel, a toujours été plus soucieuse d&amp;#8217;&amp;#339;uvrer pour construire l&amp;#8217;idéal républicain que de mettre en &amp;#339;uvre concrètement la démocratie dans la vie quotidienne des français.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et ce défi est d&amp;#8217;autant plus manifeste aujourd&amp;#8217;hui que la société française, en raison du formidable dynamisme que représente la reconnaissance de son caractère désormais pluriel, est en train de rejoindre la norme des sociétés démocratiques avancées, qui  voient dans le citoyen un acteur majeur (dans tous les sens du terme) du processus de prise de décision politique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors que le «&amp;nbsp;modèle scandinave&amp;nbsp;» n&amp;#8217;a jamais eu autant la cote, au moins dans les discours de dirigeants de droite comme de gauche, je ne saurais trop les inciter à aller l&amp;#8217;explorer très concrètement sur le terrain, sachant que, comme Saint Exupéry le faisait dire au petit prince, l&amp;#8217;essentiel est invisible pour les yeux.&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;Le Monde, page 2, 22 Décembre 2008&amp;nbsp;:
http://www.lemonde.fr/journalelectronique/donnees/libre/20081221/index.
html&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Modèles de société et confiance en l&amp;#8217;avenir, Pierre Forthomme, La Tribune du 2 Juillet 2008&amp;nbsp;: http://www.forthomme.net/index.php?page=publications&amp;amp;hl=fr_FR&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Blandine Kriegel. Propos sur la démocratie - Essai sur un idéal politique (Descartes &amp;amp; Cie -13 octobre 1994)&lt;/p&gt;</content>
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<entry xml:lang="fr">
  <title>Une étude de la Harvard Business Review sur le coaching</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://blog-de-pierre.net/?2009/01/14/34-une-etude-de-la-harvard-business-review-sur-le-coaching" />
  <issued>2009-01-14T16:39:08+01:00</issued>
  <modified>2009-01-14T16:39:08+01:00</modified>
  <id>http://blog-de-pierre.net/?2009/01/14/34-une-etude-de-la-harvard-business-review-sur-le-coaching</id>
  <author><name>Pierre Forthomme et Sonia Bekhoucha</name></author>
  <dc:subject>Talents individuels</dc:subject>
  <summary>Dans son dernier numéro, la Harvard Business Review publie un article s’appuyant sur une étude de grande envergure sur le coaching. De très nombreux entretiens, avec plus de 140 coachs permettent de se faire une idée de l’état de l’art, en matière de pratiques et de méthodes et de...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;Dans son dernier numéro, la Harvard Business Review publie un article s&amp;#8217;appuyant sur une étude de grande envergure sur le coaching. De très nombreux entretiens, avec plus de 140 coachs permettent de se faire une idée de l&amp;#8217;état de l&amp;#8217;art, en matière de pratiques et de méthodes et de mieux cerner la valeur ajoutée d&amp;#8217;une intervention de coaching.
Pour ce qui nous concerne, nous retenons quatre constats relevés par l&amp;#8217;étude&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Il y a eu un changement profond dans les raisons qu&amp;#8217;ont les coachés de rechercher un coach&amp;nbsp;: aujourd&amp;#8217;hui il s&amp;#8217;agit surtout (à 48%) d&amp;#8217;accompagner un manager dans le développement de ses talents ou dans les périodes de changement. Alors qu&amp;#8217;il y a encore 10 ans, un coach était engagé afin de gérer les comportements non productifs au niveau du top management.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La plupart des coachs interviewés dans l&amp;#8217;étude disent sortir du cadre professionnel et aborder des problématiques personnelles lors des séances de coaching, pourtant seulement 13% d&amp;#8217;entre eux pensent nécessaire une formation en psychologie.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le coaching, en ayant emprunté autant au consulting qu&amp;#8217;à la psychothérapie, commence à produire une synthèse unique en faisant progressivement émerger une discipline nouvelle&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Pour autant le Coaching reste encore aujourd&amp;#8217;hui un monde fondamentalement multipolaire, aucune des méthodes ni des cadres de référence actuellement en vigueur chez les coachs ne pouvant prétendre -et c&amp;#8217;est une bonne nouvelle -  rendre compte à eux seuls de la diversité et de la richesse de l&amp;#8217;apport du coaching dans les organisations.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Pour en savoir plus&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://reg.itworld.com/servlet/Frs.frs?Context=LOGENTRY&amp;amp;Source=source&amp;amp;Source_BC=72&amp;amp;Script=/LP/50212386/reg&amp;amp;&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://reg.itworld.com/servlet/Frs.frs?Context=LOGENTRY&amp;amp;Source=source&amp;amp;Source_BC=72&amp;amp;Script=/LP/50212386/reg&amp;amp;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>Verticalité, horizontalité et confiance en l'avenir</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://blog-de-pierre.net/?2008/01/26/32-verticalite-horizontalite-et-confiance-en-lavenir" />
  <issued>2008-01-26T14:17:43+01:00</issued>
  <modified>2008-01-26T14:17:43+01:00</modified>
  <id>http://blog-de-pierre.net/?2008/01/26/32-verticalite-horizontalite-et-confiance-en-lavenir</id>
  <author><name>Pierre Forthomme</name></author>
  <dc:subject>Au delà des frontières</dc:subject>
  <summary>J’ai été récemment invité à témoigner, dans le cadre d’une émission de France Inter (voir références en fin de billet), sur l’intérêt de l’expérience Suédoise en matière de lutte contre l’exclusion, le chômage et la pauvreté.
Il est vrai que depuis une quinzaine d’année, et après une période difficile au début des années quatre vingt dix, la Suède réussi objectivement sur ces questions beaucoup mieux que la France.  Il n’est donc pas inutile de regarder ce qui s’y passe : le taux de chômage y est nettement plus bas, la pauvreté, l’exclusion ne prennent en aucun cas les formes manifestes, violentes, inquiétantes telles que nous les vivons chez nous et surtout et c’est pour moi le point capital, la confiance en l’avenir y est considérablement plus forte : la peur d’être laissé sur le bord du chemin n’est manifestement pas une inquiétude collective…


Et pourtant…</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;J&amp;#8217;ai été récemment invité à témoigner, dans le cadre d&amp;#8217;une émission de France Inter (voir références en fin de billet), sur l&amp;#8217;intérêt de l&amp;#8217;expérience Suédoise en matière de lutte contre l&amp;#8217;exclusion, le chômage et la pauvreté.
Il est vrai que depuis une quinzaine d&amp;#8217;année, et après une période difficile au début des années quatre vingt dix, la Suède réussi objectivement sur ces questions beaucoup mieux que la France.  Il n&amp;#8217;est donc pas inutile de regarder ce qui s&amp;#8217;y passe&amp;nbsp;: le taux de chômage y est nettement plus bas, la pauvreté, l&amp;#8217;exclusion ne prennent en aucun cas les formes manifestes, violentes, inquiétantes telles que nous les vivons chez nous et surtout et c&amp;#8217;est pour moi le point capital, &lt;em&gt;la confiance en l&amp;#8217;avenir&lt;/em&gt; y est considérablement plus forte&amp;nbsp;: la peur d&amp;#8217;être laissé sur le bord du chemin n&amp;#8217;est manifestement pas une inquiétude collective&amp;#8230;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et pourtant&amp;#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et pourtant la Suède est un petit pays de neuf million d&amp;#8217;habitants, sans richesses naturelles particulières. Depuis des décennies, pour rester compétitif au plan international, il a été contraint, plus massivement encore que la France de renforcer toujours plus la performance de son économie et la productivité de ses emplois&amp;nbsp;: les réformes, les transformations du marché du travail y ont été plus massives, plus violentes, plus radicales qu&amp;#8217;en France. Les pouvoir publics (socio-démocrates) n&amp;#8217;ont pas hésité au cours de la dernière décennie à sacrifier des pans entiers de l&amp;#8217;économie, là ou ils considéraient que les emplois, dans le secteur public notamment, n&amp;#8217;avaient pas d&amp;#8217;avenir et représentaient plus des coûts pour la société que des sources de création de richesse par l&amp;#8217;exportation.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comment alors expliquer que le regard subjectif que les sociétés françaises et suédoises portent sur la mondialisation et ses conséquences - opportunité pour les suédois, menace pour les français - soit si diamétralement opposé&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour moi, ces deux pays se situent sur deux polarités opposées en matière de façon de penser la société. La France représente ce que l&amp;#8217;on peut appeler une &lt;strong&gt;société verticale&lt;/strong&gt;. C'est-à-dire une société dans laquelle les échanges significatifs sont ceux qui, dans les représentations collectives ont lieu entre un (supposé) «&amp;nbsp;sommet&amp;nbsp;» et une «&amp;nbsp;base&amp;nbsp;». La hiérarchie (là encore supposée) des talents, des statuts, des rangs, continue à y jouer un rôle important. Les rapports sont perçus comme asymétriques et lorsque deux acteurs sont amenés à coopérer (un manager et son collaborateur, un élu et un administré) l&amp;#8217;un est supposé avoir le pouvoir, l&amp;#8217;autre pas. La conséquence principale de cette façon de voir les choses, c&amp;#8217;est que tant que le «&amp;nbsp;sommet&amp;nbsp;» ne bouge pas, rien ne bouge parce que «&amp;nbsp;en bas&amp;nbsp;» on attend son signal.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La Suède est au contraire un modèle relativement abouti de &lt;strong&gt;société horizontale&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: les relations significatives sont celles qui se déroulent entre pairs c&amp;#8217;est à dire à l&amp;#8217;horizontale entre acteurs supposés détenir le même pourvoir, le même rang, la même capacité à participer à la décision parce que chacun est porteur d&amp;#8217;un talent spécifique avec lequel il contribue au travail collectif. Ceci s&amp;#8217;observe très nettement dans l&amp;#8217;entreprise, où au fond, le bon manager est d&amp;#8217;abord celui qui sait faire émerger l&amp;#8217;intelligence collective de l&amp;#8217;équipe. C&amp;#8217;est aussi très nettement manifeste dans l&amp;#8217;enseignement, où, des l&amp;#8217;école primaire l&amp;#8217;écolier suédois apprend que l&amp;#8217;instituteur n&amp;#8217;a pas le monopole du savoir et est encouragé à s&amp;#8217;appuyer sur ses camarades pour apprendre et progresser.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans un tel système, le citoyen fait très tôt l&amp;#8217;expérience qu&amp;#8217;il est naturellement en capacité d&amp;#8217;avoir une influence sur le cours des choses. Certes, son influence est partielle, effective seulement si elle s&amp;#8217;agrège intelligemment avec celle des autres, mais, en aucun cas, elle ne dépend du bon vouloir d&amp;#8217;une autorité que se situerait au dessus.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans le système français, en revanche, ce sentiment d&amp;#8217;autonomie, de confiance que je peux influer sur les décisions collectives, et en particulier sur celles qui me concernent, est sans doute moins présent. Ce qui à mon sens génère plus de doutes, plus d&amp;#8217;insécurités et au total une moins grande confiance chez chacun de trouver en lui même, les capacités et ressources pour s'en sortir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La société française est elle alors condamnée à rester sur cette position finalement défensive&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je ne le crois pas. La caractéristique d&amp;#8217;une société verticale est le rôle qu'y joue son «&amp;nbsp;sommet&amp;nbsp;». A partir du moment où celui accepte de s&amp;#8217;ouvrir aux influences extérieures, accepte qu&amp;#8217;il y ai, en son sein du débat et une représentation de la diversité des sensibilités de la société, c'est-à-dire qu&amp;#8217;il soit lui-même à l&amp;#8217;image de la société dans son ensemble, alors il devient vecteur de changement puissant. Les transformations se font alors finalement plus vite même que dans les sociétés horizontales qui peuvent parfois se perdre dans une forme de conformisme générée par la recherche sans fin de consensus.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;références&amp;nbsp;: il s&amp;#8217;agit de l&amp;#8217;émission «&amp;nbsp;rue des entrepreneurs&amp;nbsp;» diffusée sur France Inter le samedi 12 Janvier 2008 de 9h10 à 10h00 et accessible sur internet.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;www.radiofrance.fr/franceinter/em/ruedesentrepreneurs/pres.php&lt;/p&gt;</content>
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<entry xml:lang="fr">
  <title>La Suède et les Suédois : un regard aux sources du modèle</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://blog-de-pierre.net/?2007/10/05/31-la-suede-et-les-suedois-un-regard-au-sources-du-modele" />
  <issued>2007-10-05T10:49:31+02:00</issued>
  <modified>2007-10-05T10:49:31+02:00</modified>
  <id>http://blog-de-pierre.net/?2007/10/05/31-la-suede-et-les-suedois-un-regard-au-sources-du-modele</id>
  <author><name>Pierre Forthomme</name></author>
  <dc:subject>Au delà des frontières</dc:subject>
  <summary>La Suède est mon deuxième pays. Pays de mon épouse d'abord et terre de ressourcement depuis des années pour toute la famille, pendant les vacances d'été. Et puis, la décision a muri et c'est tout naturellement qu' après plus d'une décénnie de vie parisienne, nous avons décidé de quitter les lumières de la ville pour rejoindre les rives de l'archipel intérieur de la région de Stockholm.</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;La Suède est mon deuxième pays. Pays de mon épouse d'abord et terre de ressourcement depuis des années pour toute la famille, pendant les vacances d'été. Et puis, la décision a muri et c'est tout naturellement qu' après plus d'une décénnie de vie parisienne, nous avons décidé de quitter les lumières de la ville pour rejoindre les rives de l'archipel intérieur de la région de Stockholm.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour moi,  c'est évidement une vie d' &quot;euro-commuter&quot; qui commence, mais ce n'est pas mon propos aujourd'hui.  L'idée dans le billet qui suit - qui est en fait le compte rendu réalisé par l'Ecole de Paris du management (www.ecole.org) d'une conférence que j'ai donné le 8 Juin dernier - c'est simplement de faire partager les raisons de ce choix.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;http://www.forthomme.net/docs/le_modele_suedois.pdf&lt;/p&gt;</content>
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