le journal de Pierre Forthomme

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

lundi 6 avril 2009

La reprise peut elle être au coin de la rue ?

Au cours de l’année 1930, Herbert Hoover, Président des Etats-Unis, déclarait partout avec optimisme que « la reprise était au coin de la rue ». Chacun sait aujourd’hui qu’il n’en fut rien. Chacun sait aussi que la dynamique de sortie de crise ne fut amorcée que plusieurs années plus tard, lorsque l’administration de F-D Roosevelt eut le courage d’abandonner l’orthodoxie économique en vigueur en lançant un programme d’orientation « keynésienne », à savoir un programme fondé sur une représentation des mécanismes économiques résolument iconoclaste pour l’époque.

A l’heure où la comparaison entre la grande dépression de l’entre deux guerres et la crise actuelle est évidement très tentante, lorsque j’entends Jean-Claude Trichet nous faire état de signaux positifs qui lui font penser que l’économie repartira en 2010, grâce notamment aux mesures que les autorités de régulation ont mis en place, je suis amené à me demander, non en tant qu’expert des questions de régulation macro-économiques mais plus simplement en tant qu' "homme dans le monde", si nous ne sommes pas entrain, paradoxalement, de reproduire exactement les mêmes erreurs que celles qui ont conduit à l’aggravation de la crise dans les années 30.

Lire la suite

lundi 2 mars 2009

A propos de chaos, d’espoir et de management

En trame de fond de son livre, "Quand tout paraît chaotique, rien n’est encore perdu", Benoît Melet nous invite à repérer les nouveaux repères pour l’action au sein des organisations. Au travers de ces nouveaux repères, il s’agit de voir comment les conditions peuvent être créées pour que chacun dans l’entreprise puisse utiliser son environnement de travail comme levier de développement de soi. L’originalité de cette approche est de ne pas d’abord voir dans le collaborateur une ressource au service du renforcement de la performance de l’organisation – et qu’il conviendrait par conséquent de développer dans cet unique but - mais un « sujet » en chemin pour lequel l’organisation est elle aussi une ressource, une matrice qui peut participer à son développement.

Lire la suite

lundi 22 janvier 2007

Irvin Yalom, un thérapeute en « position basse »

Qu’est-ce que la « position basse » pour un thérapeute ?

Pour le docteur Irène Bouaziz, de l’école du paradoxe (cf. http://ecoleduparadoxe.com/) c’est avant tout une position d’équanimité et d’accueil. Accueil de l’autre et de soi, accueil de la situation, accueil de ce qui se vit et s’échange dans la relation et la rencontre avec le client.

Le thérapeute en position basse - quelle que soit sa compétence et son expérience – sait qu’il ne sait pas ce qui est déterminant (cf pour régler le problème de son client) ; il a en revanche la conviction que le plus important va être de contribuer à créer un contexte favorable permettant au patient de cheminer et de résoudre, avec lui, les problèmes qu’il est venu régler.

Lire la suite