Au cours de l’année 1930, Herbert Hoover, Président des Etats-Unis, déclarait partout avec optimisme que « la reprise était au coin de la rue ». Chacun sait aujourd’hui qu’il n’en fut rien. Chacun sait aussi que la dynamique de sortie de crise ne fut amorcée que plusieurs années plus tard, lorsque l’administration de F-D Roosevelt eut le courage d’abandonner l’orthodoxie économique en vigueur en lançant un programme d’orientation « keynésienne », à savoir un programme fondé sur une représentation des mécanismes économiques résolument iconoclaste pour l’époque.

A l’heure où la comparaison entre la grande dépression de l’entre deux guerres et la crise actuelle est évidement très tentante, lorsque j’entends Jean-Claude Trichet nous faire état de signaux positifs qui lui font penser que l’économie repartira en 2010, grâce notamment aux mesures que les autorités de régulation ont mis en place, je suis amené à me demander, non en tant qu’expert des questions de régulation macro-économiques mais plus simplement en tant qu' "homme dans le monde", si nous ne sommes pas entrain, paradoxalement, de reproduire exactement les mêmes erreurs que celles qui ont conduit à l’aggravation de la crise dans les années 30.

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