Plus précisément, en acceptant de ne pas « instrumentaliser » complètement ses collaborateurs au profit unique de ses propres objectifs de performance, même s’il y restera toujours une part d’instrumentalisation (réciproque) entre l'organisation et les hommes et les femmes qui y travaillent –il n’y a pas d’angélisme chez Benoît Melet – l’organisation va pouvoir s’appuyer sur des collaborateurs dont l’autonomie de pensée et la maturité renforcées vont les rendre plus aptes à mobiliser leur puissance créative. Donc, un jeu gagnant-gagnant en définitive.

Pour faire vivre cette dynamique positive, l’auteur rappelle l’importance de quelques process clé de management (comme la mise en place de feed-back réguliers par exemple, l’existence d’un cadre clair et qui donne du sens, des enjeux explicites et motivants,…) ainsi que le rôle que les RH doivent retrouver dans le développement des talents. Les nouveaux repères proposés par Benoît Melet s’inscrivent dans le cadre précis d’un « management écologique et durable » qui autorise des espaces de respiration et facilite l’émergence d’alliances fécondes entre les « sujets » (et non pas les « acteurs » ) qui composent l’organisation. Là encore, il s’agit d’accepter de ne pas tous contrôler… pour pouvoir mieux piloter On le comprend bien, il s’agit donc pour les organisations modernes de trouver le juste équilibre entre contrôle et lâcher prise, entre programmation et émergence. C’est à ce prix qu’elles pourront s’appuyer sur des collaborateurs qui ne renonceront pas à chercher les conditions de leur épanouissement dans le quotidien de leur action managériale et opérationnelle, y puisant la source essentielle du développement de leurs talents.