Pour un nombre croissant de paysans Norvégiens, cette contribution irremplaçable n’est plus la production de biens alimentaires -qui sont de plus en plus produits à meilleur coût et sans subventions, dans d’autres pays - mais plutôt la production et la re-production de la Culture du pays ; la Culture n’étant au final que le Projet de transformation par l’homme de sa Nature dans tous les sens du terme : sa nature propre, bien sur, témoin de ce qu’il est et de ce qu’il devient mais aussi la nature qu’il cultive et à partir de laquelle il tire sa subsistance…

Cette relation entre l’homme et sa nature illustrant alors le Projet de chacun avec sa propre culture : respect, oubli, exploitation, destruction...
En d’autres termes, on pourrait dire qu’un pays a la Culture de son Agri-culture… Pour les agriculteurs membres du programme Greencare, se battre pour obtenir le maintien des prix du lait et de la viande, c’est bien ; mais se préoccuper de transmettre aux générations futures le rapport unique qu’un pays entretien avec sa Nature, c’est encore mieux.

Surtout quand cette préoccupation permet aux agriculteurs d’inventer, au coeur de leurs exploitations, de nouveaux métiers à forte valeur ajoutée, tant économique que sociale, dans les secteurs de l’enseignement primaire et secondaire, de la santé, de la lutte contre l’exclusion, …
Dans ce cercle vertueux, tous les parties prenantes y gagnent, les agriculteurs tout d’abord, qui se réapproprient la mission profonde de leur métier et qui s’émancipent des subventions en diversifiant leurs revenus, mais aussi les contribuables, la société civile et bien sûr la nature elle-même, si chère au Norvégiens.

Une fois de plus les scandinaves nous rappellent que performance économique, cohésion sociale et respect de l’environnement sont tout à fait compatibles, … à condition d’avoir un peu d’imagination. Pour en savoir plus je vous invite à consulter le site (en anglais) de Greencare www.innpaatunet.no

Norgue